L'argent liquide vit peut-être ses dernières heures... On vous explique pourquoi


Le relèvement du paiement sans contact à 50 euros et la diminution progressive du nombre de distributeurs de billets conduit les consommateurs à privilégier la carte bancaire. Jusqu’à quel point?


Et si, pas plus tard que dans deux ou trois ans, l’argent liquide ne circulait plus en France?

Cela peut paraître totalement irréaliste mais pourtant la tendance est là, bien palpable. Et la crise sanitaire n’y est pas étrangère.


Vous l’avez tous remarqué, l’incitation à payer via sa carte bancaire ou son smartphone est en vive accélération.


Parallèlement, les retraits d’argent liquide enregistrent une baisse historique: moins 4% en moyenne tous les ans, beaucoup plus depuis la fin du confinement.


En raison notamment, du relèvement du plafond du "sans contact" à 50 euros. Une mesure qui a recueilli l’aval des Français.


Ainsi, en 2019, pas moins de trois milliards de transactions de ce type avaient eu lieu en France [un chiffre qui a triplé en trois ans, Ndlr]. Désormais, ce sont cinq milliards de paiements sans contact qui sont attendus en moyenne.


Et selon le Groupement carte bancaire, 45% des achats sont effectués de la sorte depuis la fin du confinement. C’était 38 % avant...



LES OPÉRATIONS AUX DAB EN CHUTE LIBRE

Mais le désamour progressif des Français pour le paiement en liquide a également une origine plus terre à terre: la disparition des distributeurs automatiques de billets (DAB).


On se souvient d’ailleurs que sauver les DAB était l’une des revendications fortes des Gilets jaunes, les banques mettant un point d’honneur à en supprimer régulièrement 2% chaque année. Et pas seulement dans les tout petits villages.


À La Roquette-sur-Siagne tout près de Cannes, dans les Alpes-Maritimes, les quelque 5.000 habitants n’ont longtemps eu que le choix d’aller à Pégomas, Mouans-Sartoux ou La Bocca pour tirer quelques billets au distributeur.


La seule agence bancaire locale ayant fermé, l’accès à ce service avait été interrompu et seules des négociations avec la mairie ont permis de le rétablir voici peu.


Interrogé sur le sujet, Erick Lacourrège, directeur général des services à l’économie et du réseau à la Banque de France, explique qu’entre le début et la fin de la période de confinement, "les retraits de billets ont chuté de 50% en volume et de 40% en valeur. Du jamais vu au cours des quinze dernières années, note ce spécialiste. Et depuis la réouverture des commerces de proximité, le nombre d’opérations aux automates bancaires reste encore en retrait de 10% en valeur et 20% en volume par rapport à l’an dernier."


Plus grave encore: la Fédération des entreprises fiduciaires dresse le constat que beaucoup de commerçants refusent les paiements en argent liquide, notamment de grosses enseignes qui se retranchent derrière des raisons sanitaires.


Elles estiment, en effet, que le paiement sans contact ralentit la transmission du virus. Et même les boutiques d’envergure plus modeste s’y mettent, incitant la clientèle "à privilégier la carte, et notamment le sans contact."


Motif: le respect des règles d’hygiène - il n’y a pas d’échange direct entre l’acheteur et le vendeur - et la rapidité accrue du paiement. C’est bien.


Sauf que, comme on le lira ci-dessous, cette pratique est totalement prohibée, a priori même en temps de crise...


Qu’on se rassure tout de même, beaucoup de Français restent encore attachés à leurs pièces de monnaie, à leurs billets et même au paiement par chèque. De quoi offrir un petit sursis à ces moyens de paiement?



Le billet, un bon vecteur pour le virus?

Le billet de banque doit-il être regardé avec défiance du fait qu’il offrirait à la Covid-19 un bon tremplin de prolifération?


Une question qui n’est pas anodine, certaines banques centrales - en Corée du Sud, en Hongrie ou encore au Koweit - ayant jugé bon de faire savoir qu’elles pratiquaient la stérilisation ou la mise en quarantaine de la monnaie papier.


La Banque de France, par la voix d’Erick Lacourrège, a une approche plus pragmatique de la situation: "Les billets sont, par leur fréquence d’utilisation, les produits les plus échangés par les hommes. Mais ils n’offrent pas un environnement favorable à la survie du virus. En fait, le risque de survie des bactéries et des virus est plus faible sur un billet que sur d’autres supports comme le plastique ou les surfaces métalliques. La charge virale s’affaiblit fortement au-delà de trois heures."


Un fait qu’attestent les analyses menées par plusieurs laboratoires.

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